FOCUS #1 – Murray Bookchin

Difficile de me rappeler quand j’ai rencontré Murray Bookchin pour la première fois. Peut-être lors de discussions à Nuit Debout, ou était-ce simplement un ami qui m’en avait parlé. Je me souviens par contre avoir acheté le petit livre-brochure Pour un municipalisme libertaire, publié chez l’Atelier de Création Libertaire : il avait vite rejoint la pile de livres à lire, malgré ses 40 pages.

En fait, tout c’est accéléré récemment. Deux parutions m’ont ouvertes à l’incroyable pensée féconde de Bookchin. La première est la biographie de Janet Biehl : écrite avec une subjectivité touchante, qui permet de s’approcher au plus près du penseur – Biehl étant son ex-compagne, mais surtout, et comme souvent, la véritable assistante de Bookchin – il s’agit sans doute de l’ouvrage indispensable pour une première approche globale de son œuvre. La seconde parution est un recueil d’articles et d’entretiens publié chez L’Échappée à l’été 2019 et qui permet, en se plongeant ici dans le texte, d’embrasser également l’ensemble du champ de vision bookchinien.

J’inaugure ici une nouveau format pour le blog. « Focus » vous propose des articles plus longs et plus complets sur un⋅e auteur⋅e, une thématique, une idée, toujours en lien avec des livres. L’idée n’est pas d’être exhaustif, mais de donner envie d’aller plus loin, de découvrir des auteur⋅e⋅s, de vous inviter à les lire. Je démarre donc avec un penseur que j’apprécie tout particulièrement et que j’avais évoqué dans un précédent billet. Installez-vous confortablement, on part à la découverte de Murray Bookchin.


Les premières années de formation à gauche

Murray Bookchin, issu d’une famille juive ayant quitté la Russie, est né à New York en 1921. Il grandit dans le Bronx, et s’implique très jeune, vers l’âge de dix ans, chez les jeunes communistes. Devenant rapidement un très bon orateur, il suit une formation théorique à l’École des travailleurs du Parti. Ses relations avec le communisme se ternissent alors que la Guerre d’Espagne éclate ; les journées de mai 1937 sont présentées par le PC comme une « révolte profasciste » [1]. C’est par l’intermédiaire des journaux plus traditionnels que Bookchin se rend compte de l’entreprise de propagande mis en place par son propre parti. Le divorce définitif avec le communisme a lieu en 1939, alors que l’URSS et l’Allemagne nazie signent le pacte germano-soviétique – Bookchin se tourne alors vers le trotskysme.

Il occupe différents emplois comme manutentionnaire aux chemins de fer, ou encore ouvrier dans l’automobile, chez General Motors, qu’il intègre au moment des grandes grèves de l’après-guerre. Témoin de la négociation des bureaucraties syndicales avec le patronat, il devient évident pour lui que les « lois de l’histoire » marxistes doivent être réinterrogées : la révolution ne viendra pas de la classe ouvrière, comme le prédisait Trotsky avant son assassinat, voyant l’inéluctabilité d’un soulèvement mondial après la Seconde Guerre mondiale. Suivant les recommandations de l’opposant à Staline, Bookchin se lance dans une réflexion afin de repréciser les fondements théoriques d’un soulèvement contre le capitalisme.

Au fondement de l’écologie sociale

Bookchin se tourne alors vers l’anarchisme, avec un intérêt porté pour les questions environnementales bien présent dès les années 1950. Ses premiers articles portent en effet sur l’étalement urbain, ou encore sur l’utilisation des pesticides et leurs effets néfastes sur l’alimentation et les êtres humains. Sa théorie centrale, qu’il développe assez vite et qu’il ne cessera de défendre, l’écologie sociale, se résume à ceci : « la conception selon laquelle l’humanité doit dominer et exploiter la nature découle de la domination et de l’exploitation de l’homme par l’homme » [2]. Ainsi, préserver l’environnement ne peut passer que par la libération de l’homme de toutes ses dominations. Bookchin s’emploie à bien faire la différence entre la seule exploitation du salarié et la domination plus globale, qui touche le cadre générationnel, mais aussi les femmes, les minorités ethniques, etc.

« Je souligne l’adjectif social en matière écologique pour introduire un autre concept clef : aucun des principaux problèmes écologiques auxquels nous nous affrontons aujourd’hui ne pourra être résolu sans un changement social profond ».

Qu’est-ce que l’écologie sociale, p.10.

Si l’écologie sociale est une théorie politique, elle est également, pour Bookchin, une véritable discipline scientifique en constante évolution aux grès des recherches et des découvertes. L’être humain étant intégré dans la nature, cette discipline doit interroger cette place : elle étudie donc les « rapports naturels et sociaux au sein de communautés ou d’écosystèmes ». Tel est également la singularité de l’écologie sociale, qui considère que l’homme n’est pas « à côté » de la nature, mais bien dedans (à l’inverse de l’écologie purement environnementaliste) sans toutefois estimer que l’être humain est assimilable à toutes les autres espèces peuplant la Terre (de ce fait, Bookchin est très critique de l’écologie profonde, dite deep ecology) – « l’humanité fait partie de la nature, même si elle diffère profondément de la vie non humaine par la capacité qu’elle a de penser conceptuellement et de communiquer symboliquement » [3]. La lutte contre la hiérarchie est un pilier fondamental de l’écologie sociale. Pour le penseur libertaire, la hiérarchie n’est pas au cœur de l’histoire humaine, tout comme dans l’organisation de la nature. Loin de l’image d’une biodiversité pyramidale, elle « n’est pas un élément central de pérennité des systèmes vivants. La stabilité et la spontanéité – ce que l’on appelle aujourd’hui la résilience – des écosystèmes tient beaucoup plis à la diversité des éléments qui les composent et à leurs interactions » comme le note Aurélien Boutaud [4].

Une réponse politique à la catastrophe : le municipalisme libertaire

La pensée de Bookchin va énormément alimenter la contre-culture des années soixante et la Nouvelle Gauche (New Left) américaine. Certaines de ses positions lui vaudront toutefois des oppositions dans ce mouvement culturel, l’anarchiste étant souvent dépeint comme trop technophile.
Ce dernier estime en effet que la technologie n’est pas mauvaise en soi, mais que son utilisation doit passer par de nouveaux rapports sociaux. Même l’écologie dite « verte » est nocive politiquement si elle est centralisée et contrôlé bureaucratiquement. La simple gestion de l’environnement ne peut en effet suffire à Bookchin pour mettre en place la société écologique.

« Les technologies plus « douces », à leur tour, si elles étaient produites par un marché soumis au principe du croître ou mourir, ne manquerait pas d’être utilisées à des fins capitalistes destructrices. Il y a deux siècles, en Angleterre, de vastes zones forestières furent rasées, pour servir de combustible à des usines métallurgiques, au moyen de haches qui n’avaient pas notablement changé depuis l’âge du bronze ; et de simples bateaux à voiles transportèrent des marchandises en tous les points du monde jusqu’à une période avancée du XIXe siècle. Une grande partie des États-Unis fut dépouillée de ses forêts, de sa faune sauvage et de ses premiers habitants au moyen d’outils et d’armes que les hommes de la Renaissance, des siècles auparavant, auraient fort bien pu reconnaître, malgré leurs transformations. Ce qu’a accompli la technique moderne, ce fut d’accélérer un processus déjà largement engagé à la fin du Moyen-Âge« 

« Qu’est ce que l’écologie sociale » ?, 1993, recueil Environmenta Phylosophy : From Animal Rights to Radical Ecology [5]

La pensée de Murray Bookchin s’est articulée tout au long de sa vie avec un engagement concret et actif dans la société. Lutte antinucléaire, collectif contre l’urbanisation dans le Vermont, création de l’Institut pour l’écologie sociale proposant des formations théoriques (histoire, théorie révolutionnaire) et pratiques (agriculture, énergies renouvelables, aquaponie etc.) en 1976, etc.

Mais se rajoute à ces différentes actions sa théorie du municipalisme libertaire qui, à terme, permettrait de créer une véritable société écologique. L’idée du municipalisme libertaire part du postulat que l’échelle locale présente la plus forte indépendance entre le social et le politique. Il s’agit alors de recréer le peuple par le bas, avec des assemblées locales (de quartiers, de villes), décisionnaires. La politique a une réelle dimension civique pour Bookchin, elle est littéralement « organique » [6], au sens où elle est et doit être une activité constante.

« Si la vie civique dans son entier, avec toute sa vitalité politique et son art du discours, devait en venir à décliner, sa disparition témoignerait d’une défaite sans précédent du développement humain […] La perte de la citoyenneté signifierait l’atrophie de toute vie sociale au-delà des limites de la famille, la réduction de la sensibilité civique au niveau d’un égo atrophié, le remplacement complet de la sphère publique par la sphère privée, avec ses aspirations privées »

« Qu’est ce que l’écologie sociale » ?, 1993, recueil Environmental Phylosophy : From Animal Rights to Radical Ecology

La nécessité de cette implication citoyenne dans une démocratie directe à une échelle décentralisée au plus près d’un écosystème propre suppose du temps. On rejoint ici la position de Bookchin sur la technique et la technologie, qui doit pouvoir permettre justement de libérer ce temps nécessaire à l’exercice de la vie civique municipale. Ce projet communaliste s’inspire des expérimentations historiques émancipateurs que Bookchin entreprend de (re)découvrir dans ses travaux. La Grèce antique, la Commune de Paris, l’autogestion libertaire des anarchistes espagnols pendant la Guerre civile sont autant d’événements et de pratiques qui irriguent son projet politique du communalisme, formé de communautés locales quasi-autonomes reliées entre elles sous forme de fédération.

Bookchin aujourd’hui

La France aura donc attendu les années 2010 pour voir le travail de ce penseur enfin accessible. Nous pouvons remercier le travail fait par les éditions de l’Atelier de Création Libertaire (ACL), basées à Lyon, qui ont traduit et publié les textes de Bookchin dès 1979 (la première traduction française revient à Christian Bourgeois et son Pour une société écologique, paru en 1976). Si l’ACL continue ce travail, elle a été rejoint récemment par les Éditions L’Échappée, Agone, ou encore les Éditions du Commun. Et dans le grand défrichage des « Précurseur⋅se⋅s de la décroissance« , nom de la collection dirigée par Serge Latouche aux Éditions du Passager clandestin, un ouvrage sur Bookchin fut publié en 2014. Les publications de Bookchin en français peuvent se trouver également chez nos amis canadien, avec le gros travail des Éditions Écosociété.

Comment expliquer ce regain d’intérêt soudain pour ce penseur écolibertaire ? Parce qu’au-delà de cette actualité éditoriale, il est bien présent dans les cortèges de Gilets Jaunes ou des marcheurs pour le climat : « Keep calm, read Bookchin » ; « Google Murray Bookchin » sont autant de slogans arborés sur des pancartes ou tagués sur des murs. Certes, l’urgence climatique est bien là, et le mouvement écolo, dynamisé par les jeunes générations, occupe le devant de la scène. Mais face à une véritable technostructure centralisée, une démocratie de plus en plus éloignée des citoyen⋅ne⋅s, un virage (ou un frein ?) véritablement écologiste qui ne vient pas, le discours d’écologie sociale couplée à l’idée du municipalisme libertaire trouve sans aucun doute un fort écho aux luttes actuelles.

Reste cependant la question stratégique qui reste essentielle. L’urgence est bien là, et alors que l’ONU vient de publier un nouveau rapport, l’objectif des 2 degrés semble être inatteignable. Et si les expérimentations locales sont nécessaires pour être en mesure de penser des alternatives pour le monde de demain, certains penseurs, comme Frédéric Lordon, y voit un certains nombres de limite : « comme expérimentations, précisément, elles nourrissent le désir collectif d’en triompher, et c’est considérable. Mais pour en triompher vraiment, il y aura nécessairement une étape d’une tout autre nature. » [7] Les expérimentations locales sont tolérées par le pouvoir central (ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Rojava) un temps, mais ce dernier décide quand il souhaite d’y mettre un terme. Mais comme le souligne Xavier Crépin, « le municipalisme est […] un pari. Là où les révolutions ont déçu, où le socialisme d’État s’est transformé en cauchemar, là où la barbarie et la régression menacent de partout, et où, plus que jamais, l’être humain est mis en cage par la religion, la nation, la communauté, il représente l’espoir que la raison parviendra à triompher des divisions qui déchirent l’humanité et à la réconcilier avec elle-même et avec la nature » [8].

Le débat reste ouvert, et il n’empêche que les analyses de Bookchin restent d’une incroyable actualité pour penser la crise écologique.


Sources et ressources

Les références données ci-dessous sont loin d’être exhaustives. Elles m’ont aidé pour écrire ce billet, lui aussi étant incomplet. Elles permettent simplement de mettre un premier pas dans « le texte », ou vers toutes approches accessibles qui sont, à mon sens, intéressantes.

  • BOOKCHIN Murray, Pour un municipalisme libertaire, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 2003.
  • BOOKCHIN Murray, Qu’est-ce que l’écologie sociale ?, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 2012. Ce texte est la traduction du premier chapitre de l’ouvrage de Bookchin The Ecology of Freedom : the Emergence and Dissolution of Hierarchy, publié en 1982.
  • BOOKCHIN Murray, Pouvoir de détruire, pouvoir de créer. Vers une écologie sociale et libertaire, Paris, L’Échappée, « Collection Versus », 2019.
  • BOOKCHIN Murray, Changer sa vie sans changer le monde. L’anarchisme contemporain entre émancipation individuelle et révolution sociale, Marseille, Agone, « Contre-Feux », 2019.

  • BALDACCHINO Adeline, « Bookchin : écologie radicale et municipalisme libertaire », Revue Ballast, 12 octobre 2015 [En ligne]
  • CREAGH Ronald, Utopies américaines. Expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours, Marseille, Agone, « Mémoires Sociales », 2009.
  • FERNANDEZ Benjamin, « Aux sources du communalisme kurde. Murray Bookchin, écologie ou barbarie », Le Monde diplomatique, juillet 2016 [En ligne]
  • ROMERO Floreal, Agir ici et maintenant. Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin, Paris, Éditions du Commun, 2019. L’auteur a donné un long entretien à Judith Bernard dans « Hors-Série » (payant).
  • Janet Biehl : « Bookchin a été marginalisé », Revue Ballast, 15 octobre 2015 [En ligne]
  • Portail francophone de l’écologie sociale, où des ressources (textes, vidéos) sont mis à disposition, ainsi que toute l’actualité autour des parutions, des conférences, etc. qui touche ce sujet.

Notes


[1] Floréal M. Romero, Agir ici et maintenant. Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin, Paris, Éditions du Commun, 2019, p.39.

[2] Murray Bookchin, texte paru initialement dans la revue Root en 1969, repris dans M. Bookchin, Pouvoir de détruire, pouvoir de créer. Vers une écologie sociale et libertaire, Paris, L’Échappée, 2019, p.28.

[3] Murray Bookchin, Qu’est-ce que l’écologie sociale ?, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 2012, p.12.

[4] Aurélien Boutaud, « Écologie sociale », in Dominique Bourg, Alain Papaux (dir.), Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, PUF, « Quadrige », p.345.

[5] Repris dans Murray Bookchin, Pouvoir de détruire, pouvoir de créer. Vers une écologie sociale et libertaire, Paris, L’Échapée, 2019, p.170-171.

[6] « La vie politique […] est un phénomène organique. Elle est organique au vrai sens où elle représente l’activité d’un corps public – une communauté si on préfère – de même que le processus de la floraison est une activité organique de la plante enracinée dans le sol. La politique, conçue comme une activité, implique un discours rationnel, un peuple conscient de son pouvoir, l’exercice de la raison pratique et sa réalisation dans une activité partagée et véritablement participative », Murray Bookchin, « Le municipalisme libertaire : une nouvelle politique communale ? », texte de 1995 composée par l’universitaire belge Jean Vogel à partir à partir de différents textes de Bookchin, in Murray Bookchin, Pouvoir de détruire, pourvoir de créer, op. cit., p.186.

[7] Frédéric Lordon, entretien avec Joseph Andras, « Le capitalisme ne rendra pas les clefs gentiment« , La pompe à phynance (Les blogs du Monde diplomatique), 22 novembre 2019. Ce texte est la version augmentée d’un entretien réalisé avec Joseph Andras pour L’Humanité sous le titre : « On ne demandera pas au capital d’envisager gentiment de rendre les clés » (9 novembre 2019), autour de l’ouvrage « Vivre sans ? Institutions, police, travail, argent… » (La Fabrique).
Dans un entretien donné au site culturel « Hors-Série« , Lordon évoque d’ailleurs la pensée de Bookchin. S’il est assez favorable aux conceptions politiques du penseur américain, il doute toutefois de la pertinence de la tâche d’huile municipaliste qui mènera à terme à une confédération des différentes communes, venant remplacer l’État. Pour Lordon, ce dernier ne laissera pas ce genre d’expérimentation se mener à terme.

[8] Murray Bookchin, Changer sa vie sans changer le monde. L’anarchisme contemporain entre émancipation individuelle et révolution sociale, Marseille, Agone, « Contre-Feux », 2019. Postface de Xavier Crépin, p.172-173.

5 réflexions sur « FOCUS #1 – Murray Bookchin »

  1. Merci beaucoup pour ce focus ! J’ai aussi lu comme première approche le livret sur le municipalisme libertaire, qui m’avait laissée un peu sur ma faim, et les entretiens et articles parus dans Ballast. J’ai vu passer récemment des discussions sur la façon dont Bookchin est parfois un peu vidé de son contenu révolutionnaire lorsqu’il est brandi comme référence par les partisans d’une écologie non violente. Dans un entretien publié récemment sur son blog du Diplo, Lordon considère aussi que Bookchin n’envisage pas un soulèvement révolutionnaire et l’usage de la force, ce qui me semble erroné… Mais du coup je trouve que c’est un angle intéressant et important à creuser, donc si tu as des retours là dessus je prends volontiers pour orienter mes prochaines lectures !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton retour ! En effet, la question politique autour de la stratégie de Bookchin mérite d’être éclaircie, ou en tout cas creusé. Malheureusement je n’ai pas lu tous les textes de Bookchin, un jour peut-être ! Mais j’ai fais un petit tour sur le site des Éditions Agone pour faire un peu de veille éditoriale, et un livre sur l’aspect purement politique qui compile différents textes va paraître l’année prochaine. Je te le donne dans le mile : le titre du livre est « La Révolution à venir ». Espérons que nous y trouvions des réponses ou des approfondissements sur cette question là (https://agone.org/contrefeux/larevolutionavenir/)

      Aimé par 1 personne

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